En cette fin d’année si particulière, nous avons eu envie de poser 3 questions sur l’entrepreneuriat à Me Juliette Chapelle, ancienne cliente du cabinet, et dont le parcours, mais aussi le courage et l’abnégation symbolisent pour nous ce que signifie l’expression « avocat entrepreneur ».

 

1. Qu’est-ce qui t’a donné envie de te lancer dans l’aventure entrepreneuriale ?

Je travaillais au sein d’une magnifique équipe dans laquelle les membres étaient sympathiques et solidaires et les dossiers très intéressants et challenging. Cependant, je ressentais progressivement qu’il me manquait quelque chose, que je n’avais plus la même passion et la même envie chaque matin en allant travailler. Je me suis posée tout un tas de questions puis j’ai réalisé que 3 choses me manquaient profondément : le droit pénal, le vertige de l’indépendance et le frisson de l’inconnu. Bref, je n’avais plus envie de continuer ma croisière 5 étoiles dans mon cabinet d’affaires mais plutôt de construire ma propre embarcation pour en faire ce dont j’en avais envie.

2. Qu’est-ce qui était compliqué à mettre en place ?

Au départ, tout était compliqué mais quel plaisir ! Je suis partie de mon cabinet avec un client à l’aide juridictionnelle… il fallait donc qu’en peu de temps je crée mon cabinet avec la mise en place d’un business plan, déterminer quel type de clients je voulais avoir, sur quel type de dossier j’avais envie de travailler, développer mes relations, aller toquer à la porte de confrères et consœurs plus expérimenté.es pour travailler sur leurs dossiers ou leur demander de venir travailler sur mes dossiers et surtout trouver l’équilibre qui me manquait tant : travailler efficacement sans perdre de temps pour arrêter de travailler jusqu’a minuit ou 1h du matin!

3. Quels conseils tu donnerais à un avocat qui souhaite s’installer ?

Je donnerai 3 conseils principaux : suivre son instinct, savoir se dire « je ne sais pas faire donc je vais demander à quelqu’un qui sait et qui m’apprendra » et ne pas écouter les gens qui vous déconseillent de vous installer.

Nous avons de la chance. Notre profession nous permet de nous installer à moindre coût. Nous pouvons démarrer avec une simple domiciliation dont les prix varient entre 90 et 250 euros sur Paris. Quelle profession peut s’installer avec si peu de coût à débourser ?

Il est aussi important d’avoir préparé ce que j’appelle son matelas financier. En clair,
avoir assez de trésorerie de côté pour d’une part, payer ses charges et d’autre part, être indépendant de ses clients et pouvoir refuser un dossier si l’on n’a pas envie de le traiter sans avoir l’épée de Damoclès financière au-dessus de la tête.

Enfin, un certain Michaël Bernard m’a dit un jour : ne prends jamais de décision guidée par la peur mais prends tes décisions guidées par l’envie. Je pense pouvoir dire aujourd’hui qu’il avait raison.

 

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